En partenariat avec le salon Rétromobile, Artcurial Motorcars proposait le 5 février dernier sa première vente de voitures de collection de l’année, Parisienne 2021.

La visite de l’exposition s’ouvrait sur une sélection de rares et élégantes GT anglaises qui appartenaient à un même propriétaire. Cette collection débutée dans les années 90, comprenait de magnifiques coupés et cabriolets, Aston Martin DB et AC Bristol, couvrant la période 1955-1965.
L’estimation la plus haute de cette collection d’Anglaises était pour une Aston Martin DB4 GT de 1959, produite à seulement 75 exemplaires entre 1959 et 1963. Avec une carrosserie d’un élégant vert, la voiture avait appartenu dans les années 80 au célèbre armateur grec, Peter Livanos, et a trouvé acquéreur pour 1,4 M€.






La visite se poursuivait avec d’autres noms prestigieux des années 1950-1960 : Bentley Continental R (1954), Lancia B24 Spyder America (1955) ou Maserati 3700 Sebring 2 GTI (1966), pour n’en citer que quelques unes.
Encore plus rare était cette Porsche 550A Spyder produite en 1957. Entre 1957 et 1962, cette voiture acquit un joli palmarès dans diverses courses organisées par la SCCA (Sport Car Club of America), avant de passer entre les mains de George Barber Jr., grand pilote américain entre les années 50 et 70, et de plusieurs collectionneurs privés. Entièrement restaurée, la majeure partie des pièces (dont le châssis tubulaire) demeure d’origine, et avec son moteur de 1500 cm3, elle reste éligible aux grands évènements automobiles comme le Mans Classic ou les Mille Miglia.

De 1982 à 1986, la refonte des catégories de compétition automobile par la FIA entraine la création du Groupe B, catégorie réservée aux voitures de sport modifiées et produites à 200 exemplaires, qui marqua particulièrement le Championnat du monde des rallyes.
Pouvant développer jusqu’à 600 ch et pour certaines à quatre roues motrices, des voitures comme l’Audi Quattro SI, la Lancia Delta S4 ou la Peugeot 205 Turbo 16 sont devenues mythiques pour les amoureux de rallye. La vente proposait sept de ces icônes automobiles, toutes appartenant au musée du Manoir de l’Automobile, à Lohéac (Ille-et-Vilaine).




Mais la star de la vente était la Matra MS 670 vainqueur de l’édition 1972 des 24 Heures du Mans. Pilotée par le Français Henri Pescarolo et le Britannique Graham Hill, la voiture équipée de son moteur V12 3 litres (et qui portait alors le numéro 15), remporta la course devant une autre Matra (François Cevert-Howden Ganley) et une Porsche 908 LH (Reinhold Joest-Michel Weber-Mario Casoni). Pour Matra Sports, ce sera la première des trois victoires consécutives du constructeur français aux 24 Heures du Mans entre 1972 et 1974.
Après son retrait de la compétition, elle rejoint le musée Matra de Romorantin pour devenir un modèle d’exposition et se pare d’une livrée proche de la voiture vainqueur des 24 Heures du Mans 1973 (Henri Pescarolo-Gérard Larrousse) qui portait alors le numéro 11.

La vente Parisienne 2021 proposait un casting des plus alléchants, entre voitures de compétition et élégants coupés et cabriolets des années 50/60. Elle a rapporté 18,3 M€, dont 6,9 M€ pour la seule Matra MS 670. Les prochaines ventes d’Artcurial Motorcars auront lieu en juin, lors du salon Rétromobile 2021, et en juillet, durant Le Mans Classic 2021.